Le président du gouvernement Philippe Gomès et le député UMP Gaël Yanno­ ont rencontré le ministre de l’Ecologie
Jean-Louis Borloo à Copenhague. Les représentants calédoniens demandent à l’Etat de trouver avec eux un moyen
d’intégrer le territoire dans les accords de lutte contre le réchauffement climatique.

En pleine discussion internationale sur le réchauffement climatique, le Caillou est venu se mettre dans les pieds de l’Etat français. La Nouvelle-Calédonie ne veut pas être tenue à l’écart du processus, comme cela a été le cas pour Kyoto.
Le président du gouvernement Philippe Gomès et le député UMP Gaël Yanno sont allés, à Copenhague, le dire au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et à Brice Lalonde, l’ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique.
« Notre présence avait essentiellement pour objet de générer une dynamique politique. On ne pourra discuter modalités juridiques, techniques et financières, qu’une fois que, politiquement, on sera tous sur la même ligne », souligne Philippe Gomès. Rien n’est donc réellement ressorti des discussions, si ce n’est que de nouvelles réunions de travail seront organisées.
L’intégration de la Nouvelle-Calédonie dans les quotas et objectifs français n’est pas envisagée. « L’Etat n’en veut pas et ce serait un peu hypocrite de nous cacher derrière la solidarité nationale », souligne le député qui ajoute : « On leur crée des difficultés. Si on n’amène pas une partie de la solution, je crains que cela ne vienne pas du gouvernement français ». La solution serait d’associer à titre individuel le Caillou au processus à venir. Mais de quelle façon ? Les contraintes de réduction d’émissions de CO2 ne devront en effet pas peser trop lourdement sur le développement du territoire.

« Si on n’amène pas une partie de la solution, je crains que cela ne vienne pas du gouvernement français. »

Les deux représentants calédoniens ont tenté de trouver des pistes en rencontrant le Premier ministre du Groenland et la ministre de l’Environnement de l’Islande. Le Groenland, pays et territoire d’outre-mer du Danemark, applique le protocole de Kyoto et doit gérer un développement minier et pétrolier important. L’Islande a, quant à elle, réussi à trouver un accord, trois ans après avoir signé Kyoto, pour assouplir les contraintes à son développement économique.
La question calédonienne devrait être mise à l’ordre du jour du comité des signataires, qui pourrait se tenir fin mars. La réunion étant présidée par le Premier ministre, ce serait l’occasion de monter d’un cran dans la hiérarchie gouvernementale en saisissant François Fillon. « Quand cela redescend de Matignon vers les ministères, cela devient un peu plus un sujet de préoccupation », espère Gaël Yanno.

David Martin (Agence de presse GHM)

 

Les deux représentants calédoniens ont tenté de trouver des pistes en rencontrant le Premier ministre du Groenland et la ministre de l’Environnement de l’Islande.

Publicités